Où sont passés nos désirs ?!

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Lorsque l’on comprend et que l’on se répète que nous avons le pouvoir d’imprimer nos pensées dans la réalité, notre mental fait très vite irruption pour nous contredire. J’ai réalisé combien tant que notre cœur n’a pas profondément et sincèrement accepté cette vérité, ce cheval fou dans notre tête persiste à nous contredire. Nous livrons une bataille perpétuelle entre ce que nous voulons ressentir comme étant profondément vrai et ce que nous nous répétons presque malgré nous, continuellement. Cet « ennemi intime » n’est pourtant pas censé nous réduire à ne pas croire en nos possibilités, et nous l’avons éduqué ainsi, agissant et réagissant à partir de ces croyances, issues de ce que nous avons « pris pour vrai » dans  nos expériences passées, nous avons-nous-même créé son « mode d’emploi » en intégrant des paramètres qui bien souvent n’étaient pas issus de nos ressentis propres et profonds. Nous devrions être libre de créer avec son entière participation, il est censé nous guider et ne plus se mettre entre nous et notre pleine réalisation. Lorsqu’il deviendra ce meilleur ami qu’il est destiné à être, lorsque nous aurons pleine conscience de cette «éducation » et du fait que nous soyons les seuls responsables de sa façon d’interagir avec nous, nous pourrons changer son « programme  d’action » pour enfin vibrer du chemin présent, non plus de nos seuls objectifs projetés dans un futur lointain et inaccessible.

Nous avons tous surement déjà ressenti cette frustration, lorsque nous avons trouvé dans un énième livre ou entendu de la bouche d’une personne accomplie, une vérité qui résonne profondément en nous et que nous ne parvenons toujours pas à réaliser pleinement pour nous-même.

Nous saisissons très souvent « intellectuellement » tandis qu’il nous faut l’expérimenter avec notre cœur. Nous devons alors trouver le courage de nous ouvrir à l’inconnu, au mystère, à dépasser ce que nous prenions pour vrai encore une fois, de dépasser « joyeusement » nos conditionnements et notre besoin de tout contrôler, de tout connaitre, ce besoin irrépressible issu de notre « peur de la vie ». Lorsque je me relis, je trouve aberrant qu’il nous faille retrouver ce sentiment puissant qu’est la joie, auquel nous avons très visiblement du mal à accorder du crédit aujourd’hui, devenus prisonniers de nos carcans intérieurs, nous en sommes à un point où nous nous mentons consciemment et nous souffrons … Comment ne pas conscientiser alors à quel point nous sommes endormis. Nos points de références, pour chercher nos réponses, se situent encore trop souvent et à tort, dans notre environnement extérieur, habitués, fatigués que nous sommes à vouloir  trouver  la réponse à tous nos problèmes,  nous ne savons plus nous référer à nos seuls convictions. Nous n’utilisons plus notre imagination que pour nous créer des scénarios terribles, qui défilent en boucle dans nos tête, parce qu’ils nous apparaissent bien plus fiables. Nous manquons cruellement d’amour pour nous-même.

 La petite voix infernale nous répète que si c’était si simple, nous n’aurions pas besoin de faire cet effort que représente le fait de nous remettre en question et notre perception de la réalité vécue, dans notre corps et notre quotidien nous ampli de doutes quand à cette autre possibilité qui nous promet une libération certaine. Nous nous retrouvons épuisés d’avance à l’idée de creuser cette question … question que nous continuons aussi et pourtant, courageusement  à vouloir résoudre, conscient qu’une partie de nous sait déjà et doit réaliser pleinement ces réponses que nous attendons. Nous nous comportons comme si nous avions « la solution au bout de notre langue » avec cette frustration immense de ne pas la retrouver.

Je pense que nous serons tous d’accord pour dire que nous ressentons ce « manque de quelque chose », finalement, comme si nous avions « oublié » comment faire et le simple fait de ressentir ce manque démontre, à mon sens, que nous possédons tous déjà la réponse, inscrite quelque part à l’intérieur, comme un réservoir en nous que nous aurions achevé d’ignorer et qui se retrouve à crier famine de notre pouvoir créateur latent. Il me semble que notre souffrance découle de notre manque de conscience et d’acceptation de ce fait.

Nous nous retrouvons ainsi, prisonnier de ces limites dans lesquelles nous nous empêtrons, à mesure que nous nous approchons de ce que nous désirons vraiment, à tel point que nous nous dupons nous-mêmes, pressés de nous reconnecter à notre propre joie, sur ce qui pourrait faire notre bonheur et le sentiment d’urgence s’amplifie !

 Nous nous limitons à vouloir régler en priorité telle ou telle situation, tel ou tel problème, en pensant que nous serons alors plus heureux, que nous pourrons « enfin » avancer… Jusqu’au prochain contraste que nous rencontrerons et qui nous donnera le sentiment que « nous n’y arriverons  décidément jamais ». Le mental se complaisant toujours dans ces limites, c’est un grand retour à la case départ que nous ressentons !

J’ai réalisé que notre peur de ne pas réussir découle aussi de notre vision erronée de la réussite, cette dernière ne correspond plus à ce qu’elle devrait être : La plénitude totale, en conscience que ce que nous vivons est la conséquence directe de nos pensées, que tout participe à notre plus grand bien … » On le comprend mais dans les faits, on a encore beaucoup de mal …

Nous avons peur de changer nos façons de voir, sous prétexte que nous « savons  par  expérience », que ceci ou cela est définitivement bon ou mauvais ; en même temps que nous aspirons profondément à lâcher-prise, comme des enfants de la création que nous sommes, pour nous « con »fier » à cette mère ultime …

On ne nous apprend pas (encore) dans nos écoles à nous fier à nos sentiments, on ne nous a pas montré non plus à quel point nous étions importants, unique et créatif au plus haut point.

« Si vous voulez vivre la vie de vos rêves, arrêtez de croire au  monde de Oui-Oui , dans lequel tout vous est possible car ça ne fonctionne pas ainsi » … serait plutôt la norme.

Il nous est aussi pourtant déjà arrivé à tous de prendre une décision « de tout notre cœur » à un instant T , avec un tel enthousiasme et une telle « joie  naturelle »  que nous avions de suite eu le sentiment que « la vie nous souriait enfin». Tout s’est alors enchainé presque comme par magie exactement comme nous l’avions souhaité parce qu’aucun stress n’est venu nous perturber, nous avions alors naturellement adopté la bonne attitude.

Nous nous sentions pousser des ailes, plus rien ne pouvait nous arrêter et la réalité s’y est conformée parce que cette joie dans notre cœur n’a nécessité aucun effort sinon la seule prise de décision de suivre notre désir le plus cher à cet instant précis, d’y aller sans crainte et avec enthousiasme. On peut avoir l’impression, à ce moment là, d’être en osmose totale avec la vie, l’impression que les vents nous sont favorables, on s’est reconnecté au courant de la vie et on se laisse guider naturellement par notre joie dans ces moments là.

J’ai réalisé le fait que si notre désir nécessite un effort de visualisation , c’est qu’il ne s’agit pas d’un « vrai désir », issu de notre cœur. S’il nous est trop difficile d’arriver à y croire, c’est aussi que nous ne visons pas assez haut, pas assez « loin », j’entends ici que nous ne visons pas ce qui nous rendrez « réellement heureux », dans le fond. Comme s’il fallait « élargir le cadre », agrandir votre vision de nous-même pour commencer, cesser de nous fier à ce mental conditionné qui se complait à nous rapetisser continuellement. Nous ne sommes pas notre identité, ni notre métier, ni notre parcours, nous sommes vivants et nés pour continuer à créer, en harmonie avec la création tout entière, dans un présent en perpétuel renouvellement.

Notre unicité est un trésor, elle complète parfaitement le tableau de l’Univers . Tant que nous ne reprendrons pas notre place dans l’ « Ici et Maintenant », nous ne vivrons pas pour nous et manquerons à l’existence tout entière.

Si le désir projeté se limite à parvenir à régler cette grosse facture malgré la fin du mois, nous nous situons encore dans la peur, loin de notre cœur et de cette « joie intense », et quelques soient les problèmes à régler avant d’y parvenir, nous n’atteindrons jamais cette plénitude dans nos vies si nous ne trouvons pas d’abord cette « joie transcendante » dans notre présent. J’ai trouvé cette joie exaltante, libératrice, lorsque je me suis laissée aller à visualiser cet idéal pour ma vie future sans opposer de résistance, sans me limiter et sans plus aucune attente rapport à cette vision. Juste, je me suis laissée absorber par cette vision qui m’habite depuis longtemps et que j’avais tendance à « laisser de côté ». Une joie, un amour inconditionnel et une impression de « tout est possible » m’a alors envahie la conscience, juste, lorsque j’ai cessé de me tourmenter pour le seul « souci que j’avais à régler dans le présent ». Ce dernier était devenu éphémère dans ma conscience à cet instant… J’ai compris que je ne parvenais pas toujours à ressentir la joie de mes désirs réalisés « dans le présent » comme le préconise cette loi qui dit que l’on vibre dans le présent ce que l’on créera demain, parce que je ne me permettais pas assez d’amour pour visualiser de suite cet idéal. Ce fut pour moi une vraie révélation que de me rendre compte que je me limitais autant.

Je vais reprendre ici l’exemple de beaucoup d’autres et il est tellement simple et profond que nous y conformer nous est devenu trop difficile, bien trop habitués, conditionnés, englués que nous sommes dans cette idée que « rien ne peut être simple ».

L’enfant qui rêve de devenir médecin ou vétérinaire, pour « donner tout son amour », est rempli de lui-même, rempli de cette joie naturelle et pure, il passe alors immédiatement à l’action. Sa conscience n’est pas encore conditionnée par les croyances erronées envers ce qu’il « mérite de vivre », il ne se pose aucune question, il ne peut s’empêcher de l’imaginer de suite avec foule détails, il se projette très naturellement et n’a aucune difficulté à se sentir déjà « comme s’il y était ». Il commence à « jouer au docteur », à imiter, à dessiner cet « hôpital pour les animaux » sans se demander si oui ou non, il y parviendra un jour, il utilise naturellement toutes les actions possibles et à sa portée pour « matérialiser  ce qu’il ressent ».

Son enthousiasme est créateur parce qu’il ne souffre pas encore de cette confusion intérieure imposée par la société. Il n’a pas perdu cette innocence qui le rend si beau, si pur et si prometteur.

S’il grandit dans l’amour et le respect de sa vision, cultivant cette joie qui le pousse à créer sans cesse les conditions de réalisation de son rêve, il y parviendra naturellement. Sa visualisation demeure intacte, sa joie devient son fil directeur, il se laisse guider par l’amour et sa foi en ce qu’il ressent lui permet de surmonter tous les obstacles qui pourraient s’immiscer entre lui et ce qu’il projette.

De la même façon que le premier pas pour ce petit enfant ne pouvait consister qu’à se le représenter, à le vivre dans ses sens en l’imitant ou en le dessinant, il trouvera toujours en grandissant le « prochain pas à faire », à mesure que son désir se précisera, le pas qui se trouvera « toujours » à sa portée, quelque soit l’endroit où il se trouvera et les circonstances de sa vie, à chaque instant …

A moins qu’il ne s’oublie lui-même à force d’entendre et de choisir de croire que sa joie et son enthousiasme ne le mèneront à rien…

Si l’enfant comprend intellectuellement ce qu’il découvre en grandissant et que son désir demeure vif, clair et limpide comme au premier jour, il ne pourra pas « ne pas y parvenir », aussi surement que la fleur ne peut s’épanouir et devenir magnifique qu’à cette seule condition qu’elle doive sortir de terre, sans résistance, affronter l’inconnu, le vent et les dangers de la nature, pour réaliser ce qu’elle est destinée à être. Elle est continuellement poussée vers le haut, elle n’a pas cette conscience de soi erronée qui pourrait l’empêcher de se réaliser pleinement, cette conscience que nous avons malgré tout la chance inouïe de posséder et qui au final, couplée à notre libre arbitre et à notre imagination, nous rends bien plus puissant que cette fleur.

Une des questions que je me pose,  lorsque je ne parviens plus à me détendre, à lâcher-prise, lorsque je ne sais plus par où commencer, comment faire ou si cela est réellement possible… est encore de me demander si mes désirs sont réels. Sont-ils issus de mon cœur et de ma vision la plus grande (comblée) de moi-même, mes désirs sont ils issus de mon « innocence naturelle » où je m’autorise à rêver ou sont-ils issus de mes peurs, désirs imposés par mes limitations extérieures et désirs ne pouvant par conséquent m’enthousiasmer réellement. Avec la conscience acquise que « rien n’arrive pour rien » et que je chemine éternellement vers plus d’amour pour moi-même et pour l’univers tout entier, je me resitue en me posant ce type de question, je parviens à me détendre, je me l’autorise et je constate que l’énergie qui m’habite n’est plus la même.

En faisant abstraction de l’urgence de notre situation actuelle, nous avons tous forcément une idée de ce que serait la « vie de nos rêves » alors pourquoi continuer à l’occulter ainsi. Cette vie qui ne parleraient plus de nos problèmes résolus, celle dans laquelle nous n’aurions plus ces limites mentales, cet idéal qui est le notre et qui nous remplirait d’amour et de joie, cette vie où nous ressentirions cette plénitude, que nous aurions sans cesse envie que tout un chacun ressente dans sa vie personnelle. Cette vie qui devrait être la notre parce qu’elle est celle de notre vision propre et celle de personne d’autre. Qu’est ce qui nous rendrait simplement et profondément heureux ? Quel premier pas pouvons-nous poser en sa direction? Que ferions-nous, là tout de suite, si nous n’avions plus peur ?

L’amour est une énergie créatrice, c’est cette même énergie qui nous a façonné, notre corps dans sa complexité est un modèle parfait de ce que cette énergie à l’œuvre est capable de réaliser « sans effort ».  Je crois fermement que nous ne sommes pas nés pour mourir sans avoir vécu cet amour puissant dans notre vie. Nous nous situons dans une transformation majeure, un tournant de notre évolution et le chaos apparent n’est que le reflet de nos illusions entretenues, le chaos qui nous pousse maintenant à revenir à cet amour intrinsèque. Cette énergie capable de tout transformer, capable de tout changer. L’amour est l’opposé de la peur et l’enthousiasme est pour moi synonyme de cet amour vivant.

Au plus profond de notre cœur, là où notre innocence nous attend, qu’est ce qui nous remplirait de joie, d’amour dans chaque domaine de notre vie.

Si nous reprenons contact avec ce cœur vibrant, tout devient plus clair, le « premier pas » se présente alors très naturellement à nous, là, précisément ou nous sommes, aussi minime soit-il, il n’y a plus de condition à attendre pour poser ce pas, à l’image de ce petit enfant qui ne se laisse guider que par sa joie. Notre « chemin » se déroule alors aussi clairement que nous ne pouvons plus douter de cette joie qui nous habite, nous nous retrouvons conduit par un sentiment de « retour à la maison », non plus en quête de repères à l’extérieur mais bel et bien conduit par ce sentiment exaltant.

Nous avons le droit et le devoir de vivre nos rêves. J’ai pu sentir mon rêve devenir réel dans la joie ressentie au présent, l’amour, l’enthousiasme qui m’a permis de passer à l’action, ce blog est né de cet idéal, de ce besoin de partage qui m’habite, de cet amour que j’ai retrouvé et que j’ai besoin de répandre aujourd’hui, quelque soit la manière dont il se manifeste et quelque soit où il me mènera.

Par-dessus tout, autorisons-nous à aimer tout ce que cette vie a à nous offrir. Nous avons chacun notre place, notre « monde » à réaliser et cela ne demande aucun autre effort que d’ouvrir notre cœur et notre conscience à cette dimension que nous pressentons tous présente.

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