On récolte ce que l’on s’aime

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Plantons et entretenons une graine de tristesse en notre coeur, elle se révèle inévitablement présente dans les circonstances que nous rencontrons, quelque soit le degré avec lequel nous souhaitons lutter contre cela.

Le miroir géant de la vie nous renvoi à chaque instant ce que nous portons, consciemment ou non, à l’intérieur, pour nous permettre de regarder en face ces émotions qui nous habitent.

Tant que nous pensons qu’autrui demeure responsable des souffrances ressenties, nous ne nous permettons pas d’être nous-même et donnons tout pouvoir à cet éternel autre.

Et le schéma se répète, aussi longtemps que nous attendons de rencontrer la « bonne personne » ou que nos objectifs prennent vie.

Nous projetons tous et inconsciemment ce que nous sommes, ce que nous portons en terme de vibrations. Nos pensées génèrent des émotions qui génèrent des vibrations bien, tangibles , des attitudes qui génèrent des résultats.

Tout part du dedans, nous ne sommes pas tributaires, pas dépendants de notre réalité extérieure, nous ne pouvons contrôler cet environnement, nous pouvons seulement l’influencer par la façon dont nous réagissons à cet environnement. Nos actions et dites réactions génèrent inévitablement les circonstances correspondantes.

La souffrance perpétuelle n’est que le signe que nous refusons d’admettre que nous sommes 100% responsables de ce que nous ressentons. Il s’agit d’ouvrir sans conscience, de regarder plus loin, plus profond,

Il est toujours possible de changer ces emprises intérieures douloureuses, simplement en cessant de les occulter, en les regardant en face et en leur permettant d’être, pleinement ressenties dans nos corps. Ne plus fuir ces sentiments douloureux, accepter cette part d’humanité qui est la notre, pleurer un bon coup ou crier si besoin pour exorciser ce qui a besoin de l’être. Ne plus polluer ainsi l’extérieur comme nous nous polluons nous-même à chaque instant en attendant que le monde change.

J’ai besoin d’amour parce que je suis cet Amour que je cherche et que je n’ai pas encore pris conscience de cela.

Comment faire alors

Observer simplement ce qu’il se passe, à l’intérieur, à chaque instant. Être conscient de son vécu intérieur, guérir ce qu’il y a à guérir. Se redonner ainsi à soi ce que nous attendons que les autres nous donnent. C’est cela se connaitre mieux, c’est cela se redonner de l’amour et lorsque nous parvenons à dépasser nos carcans intérieur, à intégrer et accepter leur existence, à cesser de nier qu’il n’y a pas que du bon en nous, que nous ne semons pas que du merveilleux, que nous sommes bourrés de défauts, que nous ne sommes pas que gentil et aimant, que nous acceptons pleinement cette part de nous peu reluisante, dans l’amour, que nous nous libérons de l’illusion du mental qui consiste à nous faire croire que tout est rose ou noir, bon ou mauvais et que nous devons occulter ce que nous ne voulons pas voir. Il n’y a pas de médailles sans revers, pas d’équilibre possible sans conscience d’un déséquilibre permanent, il faut pédaler sans cesse pour demeurer au centre.

Si nous croyons que nous sommes digne d’amour, tellement nous le méritons, tandis qu’à l’intérieur, nous ne parvenons pas même à gérer nos peurs, nos doutes existentiels, à panser nos blessures « par nous même », nous ne pourrons jamais croiser cet amour véritable dans notre vie, nous rencontrerons toujours nos miroirs.

Les failles de l’autre ne peuvent nous affecter si nous ne sommes pas d’abord nous même avec une plaie béante rapport à nos propre failles.

Remplissez vos failles d’amour et vous serez amène de pouvoir aimer correctement et véritablement quelqu’un.

Il n’y a pas d’autre chemin, pas d’autre ambition réelle que de redevenir Pur Amour. Cet amour que nous cherchons desesperemment dehors, assoiffés que nous sommes de le ressentir d’abord à l’intérieur, en réalité.

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